Histoire

Les Schlumberger sont originaires de la Souabe, région de l’Allemagne du Sud, aujourd’hui englobée dans le Bade Wurtemberg.
Claus Schlumberger fut le premier de la famille à s’installer à Guebwiller au XVIème siècle, au temps des Abbés de Murbach. Très vite il s’opposa à l’hégémonie desdits Abbés et partit s’installer à Mulhouse, ville libre depuis le XIVème siècle et ralliée au protestantisme. A la mort de Claus, beaucoup de Schlumberger de Souabe vinrent s’installer à Mulhouse pour y exercer comme lui la profession de tanneur, ainsi nombre de générations de Schlumberger se succédèrent, ce qui au XVIIème siècle en faisait la famille la plus nombreuse de Mulhouse.

En savoir plus

Eric et Eveline Beydon Schlumberger

Anne épousa Roger Koch dont elle a 4 enfants, Clarisse épousa Jean Beydon dont elle a 3 fils.

A la mort de Christine Schlumberger en 1971, Eric Beydon-Schlumberger, fils aîné de Clarisse s’installa à Guebwiller pour y reprendre la suite et régler la succession de Christine, comme son ancêtre Jean l’avait fait dans le passé. Il se dévoua lui aussi entièrement au domaine, en replantant la quasi-totalité du vignoble vieillissant, mais aussi en lui conférant sa renommée internationale actuelle.

Portrait Alain Schlumberger

Alain Beydon-Schlumberger, son frère, complètera son œuvre dans les années 2000 en entreprenant d’importants investissements en cave, afin de renouveler les équipements et moderniser l’ensemble des outils de production.

Pour terminer j’aimerais vous citer un passage du livre de ma grand-mère Clarisse (Schlumberger : racines et paysages par Clarisse Schlumberger aux éditions Oberlin) qui reflète parfaitement notre état d’esprit quand à la gestion de ces entreprises familiales :

Si certains de ces Schlumberger paraissent avoir incarné l’idée que l’on se fait de la réussite, ils avaient bien trop le sens du relatif pour tirer vanité de leurs succès ou pour se croire arrivés. Ce ne fut sans doute ni l’argent ni le pouvoir qui les fit courir, car ils étaient avant tout des passionnés. Pourtant conscients de leurs responsabilités vis-à-vis de ceux qu’ils entraînaient dans leur sillage et aussi exigeants vis-à-vis des autres que vis-à-vis d’eux-mêmes, leur succès ne tint jamais qu’en une œuvre collective où chacun apporta le meilleur de lui-même.

Séverine Schlumberger